il a fallu une vingtaine d'années après ta naissance
Pour que, par des lois inconnues
Et par une dynamique mystérieuse,
Nos destinées entrent en collision.
Certes, avant moi puisque tu vivais
Tu devrais espérer, tu devrais te sentir chérie,
Bref, tu devrais être heureuse.
C'est la raison pour laquelle tu t'es contenté
D'un amour maladroit.
Une maladresse que tu n'as su déceler
Simplement parce que tu n'avais pas encore rencontré
Ton vrai amour.
Aujourd'hui tu as l'impression que ton c½ur est plein
Je t'assure que c'est un faut ^plein.
Tan disque ton être matériel parcours
Les sentiers de mon âme,
Mon moi, immatériel, est absorbé par ton ego
Et tend à s'y diluer.
Ma tendre, je ne suis pas venu en retard,
Je suis plutôt arrivé en mon temps
Et cherche à te persuader de la complicité neuve
Qui s'est installée entre nos c½urs.
Lorsque j'ai voulu t'en parler pour la première fois,
Comme tu me fixais d'un oeil naturellement froid,
Les sujets sur mes lèvres changeaient du coq à l'âne.
Je parlais au même moment de la religion, de la science
Et te faisais la morale.
Tan disque ton regard fascinant semblait me dire :
En quoi cela m'intéresse !
Abattu, je cheminai solitaire chez moi.
Cependant, mon c½ur avait à s'enfoutre de toute situation.
Il n'entrevit que d'être aimé de toi serait la félicité suprême.
Si, comme Dieu créa l'intelligence
Pour permettre à l'homme de le concevoir,
Je pouvais crée en toi une faculté
Pour te permettre de comprendre mon amour,
Tu te serais rendu compte que le refuser
C'est renoncer à la vie.
Je voudrai que tu comprennes
Que mon c½ur est un arbuste qui, pour grandir,
A besoin que tu l'arrose d'un sincère amour,
Que tu le nourrisses de ta tendresse,
Et que tu le couvres de ta chaleur.
De sorte qu'une fois parvenu à sa maturité,
Il te gratifie par sont fruit,
Qui nourrira les famines de ton âme,
Et son ombre, qui te mettra à l'abri des soleils de l'ennui
Et de la déception.


